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Collier composé de 152 disques de verre coloré, Egypte, 30 avant J.C. – 200 après J.C.
© Victoria & Albert Museum, London

Egyptiens, Grecs et Romains

Pline l’Ancien raconte la légende de sa découverte : « Selon la tradition, un navire portant des marchands de nitre [soude] vint aborder [sur les rives de la rivière Le Bélis, en Phénicie (Liban actuel)] et, comme les marchands dispersés sur le rivage préparaient leur repas et ne trouvaient pas de pierres pour rehausser leurs marmites, ils les remplacèrent par des mottes de nitre tirées de leur cargaison. Quand celles-ci se furent embrasées, mêlées avec le sable du rivage, des ruisseaux translucides d’un liquide inconnu se mirent à couler et telle fut l’origine du verre. » (Pline l’Ancien, Histoire naturelle, livre XXXVI, LXV).

On fabrique les premiers verres artisanaux dès env. 3000 avant J.-C. au Moyen-Orient, en Mésopotamie. D’abord décoratifs (bijoux, perles), ils deviennent utilitaires, destinés à l’alimentation, vers 1500 av. J.-C. Les Egyptiens ont rapidement maîtrisé cette technique importée par les pharaons, travaillant surtout le verre en pâte, le moulant sur des formes en terre vidées par la suite. Les fours atteignant de très hautes températures, la matière est de mieux en mieux travaillée.

Des sites de production sont attestés vers 1500 av. J.-C. en Grèce et en Chine. Chez les Romains, au Ier siècle avant J.-C., le verre est un produit domestique d’usage relativement courant, les souffleurs de verre sont présents dans de nombreuses villes de l’Empire. Dans les provinces romaines de la Suisse actuelle, on a retrouvé les traces de tels ateliers, en particulier à Avenches et à Augst/Kaiseraugst.

Pendant longtemps, chez les Romains en particulier, on a produit le verre dans un nombre relativement restreint d’ateliers. Cette production primaire était acheminée – souvent par bateau – vers des ateliers secondaires qui refondaient le verre brut importé et le transformaient en produit manufacturé.

Les premières utilisations du verre coulé plat (de 5 à 6 mm) pour des vitrages de bâtiments remontent à cette époque - on a retrouvé des plaques de verre à Pompéi. On répandait du verre liquide sur une surface de pierre, et on le polissait. On obtenait un verre de piètre qualité, sans transparence. Les Romains destinaient ce verre aux villas et aux thermes.

La plus ancienne « recette » de verre provient de la bibliothèque d’un roi assyrien (ancienne région du nord de la Mésopotamie) vers 650 av. J.-C. Roi érudit, Assurbanipal avait doté sa capitale Ninive d’une bibliothèque renfermant plus de 20'000 tablettes d’argile. L’une d’elles indique « Prends 60 parties de sable, 180 parties de cendre d'algues, 5 parties de craie, et tu obtiendras du verre ».

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